Michel Béatrix

   

 

 

Michel Béatrix  est Jacques,  la cinquantaine...

On sait seulement qu'il écrit

De son propre aveu, MICHEL BEATRIX est entré "en théâtre comme d'autres entrent en religion. Sans avoir jamais vraiment su à quoi, il s'est toujours senti "appelé": C'est le propre des vocations...

La solide formation littéraire et théâtrale qu'il a reçue de ses maîtres et amis lui a très patiemment appris à reconnaître, à suivre et à exprimer ses choix artistiques, moins dans l'esprit d'un plan de carrière que dans celui d'un véritable apprentissage d'artisan.

Les auteurs classiques ( Goldoni, Hugo, Molière, racine, Musset, Shakespeare) et contemporains (Ionesco, Mishima, Obaldia, Xenakis) qu'il a joué et mis en scène, lui ont permis d'asseoir et de concilier, de façon rare et mesurée, son métier et sa sensibilité.


  
De Phèdre à la Passion de Péguy (qu'il a crée à la crypte de Fourvière à Lyon) en passant par les Liaisons Dangereuses un même fil conducteur semble toujours avoir guidé MICHEL BEATRIX dans son interrogation sur l'amour. Une quête qu'il développe et partage dans le cadre des Stages et des Ateliers qu'il anime sur l'INTIME et l'APPARENT.

Homme de théâtre, de cinéma et de télévision, MICHEL BEATRIX est un comédien à multiples facettes qui irise ses rôles, aussi bien que les comédiens qu'il dirige, de reflets variés qui soulignent la richesse et la densité des ombres qu'il sait leur et se préserver.

Michel Beatrix sur... Jacques

Pygmalion... Plus Socrate que Don Juan. Il fascine plus qu’il ne séduit. Personnage un peu détaché : de lui-même (il néglige son apparence) et des autres ( capable, après une conversation houleuse de se murer dans le silence). Sûr de lui, de ses acquis, de son ascendant sur les autres (surtout sur les plus jeunes). Littéralement un personnage suspendu à la forme et désancré du fond. Du charme ? Oui dès lors qu’à peine perceptibles se révèlent ses faiblesses et ses fragilités. Mais cela demande aux autres un gros effort d’attention.

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... et sur Julien

Incapable ou empêché de reconnaître sa propre valeur intellectuelle, Julien semble avoir compensé cela par un travail sur son apparence (terrain ou Jacques ne le concurrence pas). Installé, vis à vis de Jacques dans un rapport amoureux, aimant même, que d’aucun auront plaisir à qualifier d’état de dépendance- marchant à sa propre surface, Julien est en phase d’en prendre clairement conscience. En aura-t-il la force, le courage, l’envie, l'opportunité ? C’est la suite de cette pièce.