Les Thèmes

   

            L’Histoire livre la trame de départ, certes, mais la pièce ne se veut pas « historique ». C’est pourquoi les noms, même reconnaissables, sont transformés. Différents personnages sont « confondus » pour les besoins de la narration. Ma volonté d'élargir le débat quasi éternel de l'engagement politique de l'intellectuel tout en le modernisant sans prendre par ailleurs trop de liberté avec l'Histoire m'a également contraint à produire des hypothèses sur l'engagement de certains intellectuels sans réellement donner au spectateur assez d'informations à ce sujet. Je renvoie bien volontiers les curieux aux écrits de Jean-Pierre Azéma, Michel Winock, Gisèle Shapiro, François Nourissier  là-dessus.

            Egalement « étrangers » aux auteurs réels de cette sombre époque, j'ai intégré trois poèmes que  leur style « ampoulé » ou à tout le moins précieux, m'a fait choisir en « décalage » complet avec le tragique de l’époque… Leur auteur est   Jacques d'Adelswärd-Fersen, (1880-1923),  figure oubliée de la littérature homosexuelle (que Roger Peyrefitte évoque dans « L’exilé de Capri »).Ces textes ponctuent comme un symbole le fond de l’histoire racontée par ailleurs, puisqu’ils émanent d’un personnage qui commença à faire scandale dans la bonne société en ayant des rapports avec des collégiens, vécu publiquement avec un jeune italien de « basse extraction » et mourut d’une overdose de cocaïne… Quand on sait les rapports entretenus par Cocteau, Genet, entre autres, à la fois avec les mêmes « objets » et avec l’image de « L’Allemand de Brecker », on comprendra mon propos.

            Pas plus que dans les précédentes, pas plus que dans la majeure partie de mes écrits, je ne cherche à accentuer le trait, qu’il soit noir ou blanc. Ce sont plutôt les nuances de gris qui m’intéressent. De même je ne me sers du Passé que pour éclairer le Présent, peut-être prévenir de l’Avenir…

   

 

   

 

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